samedi 9 janvier 2021

Eugène et moi de PANCOL Catherine

 Dorimène pense qu'il est de bon augure de commencer cette année de lectures par une histoire drôle qui va illuminer la nouvelle,  afin d'effacer la noirceur de celle passée. 

Avec ses voeux les meilleurs à vous tous, elle souhaite que nous parvenions une nouvelle fois, à partager de nombreux bons moments de lectures.

Aussi, cette auteure dont nous avons lu de nombreux livres, semblait désignée. 

Si nous n'en fûmes pas entièrement satisfaits, trouvant l'histoire légère, il demeure cependant que la détente fut assurée, avec l'humour dérisoire à la Pancol. Les illustrations d'Anne Boudart sont par contre fort réussies.

Une rencontre improbable à Orly, entre 2 follettes : Katherine la blonde ingénue, un tantinet naïve, qui fuit un amour possessif, et Eugène la rousse volcanique, mystérieuse,  qui se lient d'amitié et parcourent le Mexique, bravant les interdits, vivant en toute liberté. Bientôt en cavale, nous les retrouvons après moult aventures, à Paris puis à St Tropez.  Toujours en toute insouciance, elles sont à la recherche du bonheur à n'importe quel prix !

Pas le meilleur livre de l'auteur. Un bon petit moment tout de même.




dimanche 27 décembre 2020

Là où chantent les écrevisses de OWENS Délia

    • Dorimène a décidé que cette horrible année devait se terminer sur une belle histoire ! Aussi, elle vous propose  une magnifique lecture, remplie de poésie, bien que de tristesse, un texte magique ! C'est l'histoire de Kia, que tous les habitants de la ville proche, Barkley Cove, en Caroline du Nord, appelle "la fille des marais" car c'est là qu'elle vit, entre terre et océan, dans une nature riche et flamboyante qui lui apprendra tout, et surtout à survivre.
    • En effet, cette sauvageonne vit seule dans une cabane déglinguée, l'abandon étan son quotidien. Elle est âgée de 6 ans lorsque sa mère s'enfuit afin d'échapper à son mari très violent et alcoolique, bientôt suivie par ses frères et soeurs aînés. Son père disparaitra également à son tour, on ne sait pas vraiment comment. Et voilà cette petite fille débrouillarde, à l'écoute de la nature, (l'auteure lui voue un véritable hymne) en marge des êtres humains de la ville qui prefèrent l'ignorer. Elle va grandir en osmose avec elle, connaissant chaque plante, chaque animal, chaque coquillage. Elle fera la rencontre de Tate, jeune homme  attentif, patient, qui parviendra à lui apprendre à lire et à écrire. Ce sera sa 1ère histoire d'amour.....Cependant, Tate l'abandonnera aussi à son tour, car il doit poursuivre ses études à la ville. Le choc est rude pour Kia, l'absence est douloureuse, la solitude se réinstalle. Pourtant, après des hésitations, elle se laissera berner par les promesses de Chase, qui lui fait miroiter une vie bien meilleure.
    • Son rêve se brisera encore une fois, car un drame survient. Après rebondissements, une enquête pour meurtre la fera retourner à sa solitude. Mais...(A Lire la suite) Ce livre dont on ne peut se détourner, m'a fait penser au "Prince des marées" de Pat Conroy, qui lui se déroule en Caroline du Sud, sans doute à cause de la similitude des paysages. ; 
    • Ce roman qui a conquis des millions de lecteurs saura aussi vous conquérir, j'en demeure persuadée. 

dimanche 6 décembre 2020

Sous le parapluie d'Adélaïde de Romain PUERTOLAS

 Dans son nouveau roman, l'auteur poursuit sa lignée d'écriture semblable à "La police des fleurs des arbres et des forêts", pour notre plus grand plaisir ! Ambiance surannée des années antérieures, pour cette enquête menée, par l'avocate nommée d'office, selon la procédure de l'époque. La scientifique n'intervenait pas encore  comme dans les feuilletons télévisés.....Car, il y eut crime.

En effet, le 25 décembre, une grande partie des habitants de M, sont réunis sur la place de la ville, sous la pluie, afin d'assister au spectacle de Noël. Or, Rose Rivière, jolie jeune femme, est assassinée, sous les parapluies ouverts, mais personne autour d'elle, prétend avoir vu ou entendu quelque chose !

L'auteur s'amuse avec nous, tandis que l'intrépide avocate enquête afin de confondre le meurtrier. Nous allons de ricochets en rebondissements, les apparences trompeuses dégagent tantôt de l'amusement, tantôt de l'attachement. Tous les personnages étalent leurs vies et nous allons de découvertes en découvertes absolument imprévisibles ! Le mystère reste entier jusqu'àux dernières pages du livre, selon l'habitude de l'écrivain, et là un véritable coup de maître. Stupéfiant  !

Un très bon divertissement.



mercredi 25 novembre 2020

Les secrets de ma mère de Jessie BURTON

Dorimène est une inconditionnelle de cette auteur britannique dont elle a lu les 2 précédents romans. Elle les avait commentés avec enthousiasme; Ce qu'elle renouvelle ce jour. 

Elle sortit éblouie de ce dernier ouvrage, car l'auteure manie sa plume avec aisance afin de nous conter une histoire attachante de 3 femmes, aux différents charmes indescriptibles.

une nouvelle fois, l'action se déroule sur 2 périodes :

De nos jours, Rose, la trentaine, un peu paumée, au caractère incertain, à l'avenir cahoteux, au compagnon sans grande ambition,( mais l'aime-t-elle encore ?) cherche désespérément qui fut sa mère qui l'abandonna alors quelle n'avait que quelques mois.  Elevée par un père aimant, elle ne parvient pas à obtenir des indices pour avancer . Fut elle aimée par celle-ci ?

Dans  les années 80, Elise, jeune anglaise,  la mère de Rose, rencontre Connie, femme déterminée,  plus âgée qu'elle, auteure reconnue, belle, distinguée et ensorcelante. Elles tombent amoureuses, et partent pour Los Angeles, car le dernier livre de Connie doit être adapté au cinéma. Ici, les descriptions du milieu cinéma ainsi que les vies d'artistes, sont une réussite ! Car comme dans ses précédents livres,  l'auteure est experte dans ce genre de portraits. Toutefois, Elise,  se lasse de cette ambiance de mensonges sous les étoiles artificielles et déraille avant de disparaitre sans prévenir.

Rose subrepticement parvient à rencontrer Connie, devenue auteure oubliée car retirée volontairement de la vie littéraire,  mais les échanges sont douloureux et chacune d'elle parviendra-t-elle à trouver sa véritable identité ?

Le texte est limpide, romanesque, les personnages perdus sont extrêmements émouvants. Les hommes sont pratiquement absents et la psychologie féminines est fort bien étudiée.

A lire absolument.




A lire ou relire :

- Miniaturiste

- Les filles au lion

dimanche 8 novembre 2020

Reines de sang de Philippa GREGORY

 Ce livre est un véritable cadeau pour les amateurs d'histoire, il est fait pour eux,  mais n'est toutefois pas interdit aux autres.

Par le passé, j'avais déjà évoqué cette auteure, dont les écrits sont d'une grande qualité. Passionnée par les Tudor et les Stuart, elle vient une nouvelle fois décortiquer ces règnes et nous apporte de nombreuses précisions sur la conditions des femmes de cette époque (16e siècle).

Ce roman traite sur 700 pages, de la vie de 3 soeurs,  Jane, Catherine, Marie, qui sont cousines de Marie et Elisabeth, toutes 2 filles du terrible Henri VIII, le Barbebleu aux 6 épouses , et qui furent reines successives et rivales leur vie entière !

Des 3 soeurs, pour ma part, je ne connaissais que Jane Grey, femme forte, fervente protestante, érudite accomplie, éduquée par Catherine Parr.  Elle termina sa vie sur l'échafaud plutôt que de renier sa foi.

Ses 2 autres soeurs ont pourtant un parcours également interessant et il est surprenant que leurs noms ne soient pas ou peu mentionnés dans les livres d'histoire. Leur ténacité, ainsi que la volonté de vivre selon leur coeur dépeint les difficultés rencontrées par les femmes à cette époque face aux hommes. La jalousie, la cruauté de Marie et d'Elisabeth sont sans fin envers leurs cousines. Sans doute un riche héritage !

Marie, (que je découvre), de  petite taille, à la volonté farouche, me plait beaucoup car elle ose porter des jupons rouges sous ses jupes noires.....

A lire sans hésitation.


mercredi 28 octobre 2020

Comme un empire dans un empire d'Alice ZENITER

 C'est avec impatience que j'ai commencé cette lecture ! Car en effet, les précédents ouvrages commentés préalablement sur "Les lectures de Dorimène"étaient pour moi, de forts agréables moments, passés avec cette auteure. J'aime son style d'écriture, chaque phrase est affilée, ciselée même, et bien construite.

Son dernier roman est une chronique sociale de notre époque, où informations, désinformations, se succèdent sans interruption. Les gilets jaunes sont aussi mentionnés

Dans ce monde en devenir, "il faut que quelque chose change", est le credo des 2 héros en mal être. Fiction réaliste où la jeune génération se cherche face à la violence ainsi qu'a l'incertitude quotidienne. Leur seul point commun est leur âge : ils ont 30 ans.

Antoine est assistant parlementaire et il entre bientôt malgré lui, dans le jeu des politiques. Pourtant il conserve en lui, l'espoir d'écrire un livre sur la guerre d'Espagne.

L, c'est ainsi qu'elle se définit, est hackeur, plutôt clandestine mais engagée pleinement. L'arrestation de son compagnon qui a effectué des malveillances informatiques sur une société connue, lui ait perdre tous repaires . Elle angoisse, se sent épiée, ne parvient plus à se contrôler.

Avec forces détails, l'auteure certes fort bien renseignée sur le sujet, nous raconte le fonctionnement du piratage informatique. Et cela m'a paru assez ennuyeux. Pour moi l'ordinateur est un outil pratique, sans plus. Trop de détails, de précisions, alourdissent l'histoire. Dommage, car la critique de notre société actuelle était parfaite.




A lire ou relire :

-Sombre dimanche

-Juste avant l'oubli

-L'art de perdre


mardi 6 octobre 2020

La peste d'Albert CAMUS

 Cet été m'a permis de relire cette oeuvre que j'avais étudié au lycée, il y a quelque années (Ici pas de sourires narquois !)

Ecrit en 1947, ce livre fut le 1er succès littéraire de cet auteur. Mes souvenirs étaient bien sur, cette invasion de peste, mais aussi le fait que la ville où se déroulait l'histoire, Oran, était laide et tournait le dos à la mer, ainsi que cet homme  déplorable, qui de son balcon, s'amusait à cracher sur les chats du quartier, un véritable outrage !

Tout commence lorsque le docteur Rieux découvre un rat mort sur son palier. Informé, Monsieur Michel, concierge, déclare en avoir découvert également plusieurs Sans doute des plaisantins. Quelques jours plus tard, alors que le docteur Rieux accompagne sa femme à la gare, afin qu'elle se fasse soigner dans une ville voisine, il apprend  par la presse, avec stupeur , que 6000 rats sont morts dans la ville. l'inquiétude puis l'angoisse s'installe : le virus de la peste est présent. Le docteur Rieux harcèle la municipalité afin de lui faire prendre conscience de la tragédie qui se propage avec grande vitesse. La ville, se replie sur elle-même, elle s'isole. Les habitants ne peuvent plus communiquer avec leurs proches , la peur vire à la panique .

Rambert, un journaliste tente par de nombreux moyens de regagner Paris, tandis que Cottard, citoyen suicidaire éprouve un véritable plaisir devant le mal qui se répand. Tarrou fils du procureur tient des notes sur l'évolution de la maladie, puis se met au service du docteur Rieux pour la mise en place d'un service sanitaire. Le père Paneloux lui, analyse la situation comme "l'expression du châtiment divin".

Alors que l'été s'installe, l'épidémie redouble d'intensité. Les morts sont enfouis dans une fosse commune. Pour les habitants la tension est à l'extrême, entre  pillages et révoltes qui se multiplient. Vient la résignation, plus d'illusions, l'espoir s'enfuit.

En janvier, le mal régresse, le docteur Rieux apprend que sa femme est décédée.

Un mois plus tard, les portes de la ville s'ouvrent, la terrible épidémie s'enfuit. Toutefois, le docteur Rieux rappelle qu'elle peut à nouveau intervenir à tout moment.

La similitude avec ce que nous avons vécu les mois derniers et que nous vivons  est grande d'où la lecture ou relecture de cet ouvrage afin de réfléchir sur "la précarité de la condition humaine"