lundi 8 juillet 2019

Qui a tué l'homme homard de JM ERRE

Margoujols en Lozère, pourrait être un charmant petit village de Lozère. Depuis 7O ans, des rescapés d'un cirque ambulant,  tels que femme à barbe, nain, soeurs siamoises, homme éléphant, s'y sont sédentarisés venant grossir la population. Or l'un de ces "monstres", Joseph Zimm, alias  l'homme homard, vient d' être sauvagement assassiné.
L'enquête est confiée à l'adjudant Pascalini accompagné de son stagiaire. Julie, fille du maire, est paraplégique, et ne peut communique qu'avec l'aide son ordinateur par un doigt unique. Pourtant, comme elle rêve d'écrire un  polar, elle se mêle à l'enquête, nous donne les détails des investigations avec impertinence et un humour particulier qui n'appartient qu'à elle ! Les meurtres se multiplient tandis que les secrets profondément enfouis se propagent dans un climat loufoque et cocasse.
Détente assurée lors de cette lecture. Ce livre participe au prix Exbrayat.

dimanche 23 juin 2019

Les 7 mariages d'Edgar et Ludmilla de JC RUFFIN

La lecture de ce roman est un très agréable moment. Ce cher auteur, médecin-diplomate-académicien, nous entraîne avec son style élégant, leste, dans une histoire loufoque, rocambolesque, afin de nous conter "les vies" de ce couple tumultueux. Pour cela, il s'inspire en partie de sa vie intime , puisqu'il épousât  lui-même plusieurs fois sa seconde épouse. (Toutefois, pas 7 fois!)
Nous parcourons la Russie, l'Amérique, l'Afrique, à la suite de ces 2 êtres d'exception; nous vivons leurs différents mariages dans parfois des lieux très insolites, même sordides, mais aussi grandioses comme dans une magnifique cathédrale. Pour eux, rien n'est impossible. Si l'argent et la gloire les ont quelquefois transformés au cours des ans, il n'en reste pas moins qu'ils connurent un parcours hors du commun avec un amour indescriptible !
Leurs ruptures diverses parfois dramatiques, quelquefois drôles, leurs retrouvailles tantôt provoquées où  imprévisibles s'enchaînent naturellement. Nous restons pantois !
Lecture plaisante dans un français qui nous fait rêver. 

  

mardi 4 juin 2019

Le jardin des délices de Michèle BERARD

Ce livre est une petite merveille ! La découverte de cette auteure est une révélation : mots bien choisis, bien  placés, descriptions riches, pleines de fraicheur d'où se dégage une sérénité.
Garance et Iris cultivent ce jardin  des délices  dans la région du Forez, avec amour et dévouements, joies multiples et partagées,  dans une douce quiétude. Pourtant, brutalement, un crime vient déchirer cet atmosphère tranquille, dans  lequel seul un épouvantail est témoin. Pourquoi une telle mise en scène  aussi diabolique ? Cet homme, connu de tous, était une personnalité importante du village. pourquoi une telle haine, s'agit-il d'une vengeance ? le fait qu'il soit égorgé représente-t-il un crime rituel ? Que de questions qu'il faudra élucider une à une, avant le dénouement, afin que le jardin des délices retrouve sa paix initiale.
Très bon moment que Dorimène tient à partager avec le plus  grand nombre d'entre vous.

mercredi 29 mai 2019

Libre d'aimer d'Olivier MERLE

C'est avec plaisir que j'ai découvert le dernier roman de cet auteur, pour qui j'éprouve une certaine admiration. Pourtant après lecture, je ne fus pas enthousiasmée par ce roman. 
Il s'agit d'une histoire d'amour entre 2 femmes, dans les années 1942. Esther est juive, elle a 20 ans lorsque ses parents sont arrêtés puis déportés. En errant dans les rues de Paris, elle rencontre une femme plus âgée qu'elle, belle, élégante, qui semble épargnée par la guerre. Cette dernière  Madame Dorval, lui propose un emploi de femme de chambre. Esther accepte et la vie quotidienne dans l'appartement bourgeois lui permet d'observer sa patronne passée de la coupe d'un père à celle d'un mari. Les femmes étant à cette époque sous l'emprise totale des hommes. Toutefois, Madame Dorval mène une vie libre, assez mystérieuse. Une connivence lie bientôt les 2 femmes et semble se transformer en amour. Elles doivent cependant affronter la violence du mari, le désaccord de la famille,  ainsi que le regard de la société de l'époque, Où l'homosexualité était tabou, même interdite.
Je ne fus pas convaincue par la sincérité de l'amour de Madame Dorval, qui persiste à se rendre dans des cabarets glauques, seule, afin de rencontrer des femmes qui se prostituent, l'amour véritable peut il inclure des moeurs libérales ? Je ne puis m'y résoudre.
Je me suis donc un peu ennuyée lors de cette lecture dans laquelle je ne suis pas parvenue à entrer  Dommage.

jeudi 9 mai 2019

Les gratitudes de Delphine de VIGAN

Après les loyautés, l'auteure fouille  une nouvelle fois dans les sentiments intimes, que nous oublions assez facilement dans notre vie courante.
Michka est une vieille dame, douce, cultivée, mais malheureusement sa mémoire s'évapore. Même les mots deviennent des étrangers et se transforment avant de sortir de sa bouche. Bien sur il y a Marie, sa voisine, connue petite fille, qui lutte avec elle jusqu'à la porter, dont l'affection est sans limite car sa reconnaissance est grande envers elle. Mais la vieillesse est entrée sournoisement dans la vie de Michka avant de la pulvériser.
Elle doit donc quitter sa vie quotidienne, afin d'entrer dans une résidence où la vie lui semble difficile car elle se sent persécutée et souffre sans comprendre. Jérôme l'orthophoniste s'attache à cette personne et tente de l'aider avec ses moyens. Malgré cela, le naufrage aura lieu.
Une de nos amies, écrivaine, Nicole Voilhes, mentionne dans l'un de ses livres "vieillir c'est renoncer".
A l'époque, j'avais noté cette phrase car j'en fus attristée. J'en comprends à présent tout le sens.
Magnifique livre sur  la fin de vie, la dette morale, d'une grande sensibilité et très émouvant.
A partir de ce jour, nous allons multiplier les mercis autour de nous.
Nous commençons de suite : merci Dorimène.








jeudi 25 avril 2019

ROMANESQUE de Lorant DEUTSCH

Ce livre est un agréable manuel scolaire. Aussi, il me semblerait de bon usage qu'il soit recommandé à différents élèves d'en prendre connaissance, ceci afin de les aider à écrire plus correctement le français. Ce qui reconnaissez le, serait tout de même bien plus agréable.
Avec beaucoup de précisions, l'auteur nous entraîne dans le parcours cahoteux de la langue française, Qui a énormément évoluée pendant les différents siècles passés. Car notre langue n'est pas simplement issue du gaulois, nos chers ancêtres, mais du roman qui provient du latin de Jules César. (Je vous renouvelle qu'il fut vainqueur de la Gaule...Nous sommes pourtant des Gaulois réfractaires !) S'il serait très difficile de former une phrase complète en Gaulois, il nous reste toutefois, certains mots que nous employons souvent. Exemple : la charrue, la boue, la roche, le caillou, le bouleau, le chêne, le brochet, la truite etc... Voici, je viens d'enrichir votre vocabulaire  Gaulois....Merci Dorimène.
De plus, le mot budget est bien Gaulois ! Il provient de bulga, petit sac de cuir porté à cette époque. Et toc pour les anglais ! Au fil du temps, avec les invasions, nos conquêtes, les échanges commerciaux, les croisades, notre langue intègre des mots francs, arabes, germains, italiens. Le latin alors langue de la liturgie et de la noblesse s'élargit avec de nouveaux mots d'origines diverses qui entrent dans le langage courant. Au XVIIIe siècle, le français connait alors, son apogée dans diverses cours d'Europe.
Ce merveilleux conteur jalonne ce parcours d'anecdotes, d'histoires parfois truculentes mais certes enrichissantes. Très agréable à lire.

mercredi 3 avril 2019

La Goûteuse d'Hitler de Rosella Postorino

Ce roman bouleversant est stupéfiant ! Ecrit par une journaliste italienne, il est son 4ème livre, et a obtenu plusieurs prix, ce qui est tout-a -fait justifié.
Il nous révèle une partie de l'histoire allemande nazie, dans les années 1942/43, inconnue pour ma part et pour beaucoup d'autres je pense. Il est inspiré d'une histoire véridique, la vie de Margot Wölk.
Hitler souffrait (entre autre) de troubles de l'estomac et des intestins (bichette!) mais surtout il avait la hantise d'être empoisonné. Aussi, 10 femmes furent recrutées de force bien sur, afin de goûter les divers plats de ses 3 repas. La débacle commençait pour l'Allemagne, et la famine sévissait dans le pays.
Le récit se déroule en Prusse Orientale, proche de la tanière d'Hitler, ces "goûteuses" furent donc choisies à proximité de celle-ci.
Rosa, l'héroïne fait partie de ces pauvres femmes. Elle a quitté Berlin, vit chez les parents de son mari qui s'est engagé, mais n'est nullement nazie.
Avec une écriture juste, l'autrice (mot choisi par les académiciens,...) nous livre avec détails la vie quotidienne des goûteuses, qui subissent leurs destins avec la peur journalière au ventre, de mourir empoisonnées. La solidarité, la complicité, la culpabilité même, ainsi que l'hostilité, sont fort bien décrites avec beaucoup de sentiments.
Dorimène vous recommande fortement cet étonnant livre. Une bonne découverte.