lundi 6 juillet 2020

Le bal des folles de Victoria MAS

Avec une écriture déliée, l'auteure dont il s'agit d'un 1er roman, nous entraîne dans l'univers de l'hôpital de la Salpêtrière au 19e siècle, alors régenté par Charcot, qui multiplie les expérimentations sur les malades mentales, ceci afin de faire progresser les connaissances en psychiatrie, qui sont alors en état de balbutiements.  
Aussi, chaque année à la mi-Carême, le tout Paris mondain, se rend dans ce prodigieux hôpital, afin d'assister à ce sinistre bal des folles.  Là, tous milieux confondus, les pensionnaires déguisées en laitières, mousquetaires, magiciennes, etc... tournoient sur valses et polka au milieu de la foule venue les épier. 
La vie quotidienne est bien exposée, ainsi que les différents traitements pour traiter l'hystérie. Effrayant.
Nous faisons donc la connaissance, de Geneviève, infirmière rébarbative, dédiée sans limite à Charcot, 
Louise, jeune fille violée par son oncle, Thérèse, ancienne prostituée, Eugénie, jeune bourgeoise, enfermée par son père car elle communique avec les morts ! Mais que font donc  ces femmes dans cette prison ? Le pouvoir des hommes étant souverain à cette époque,   la moindre déviance  est vue comme de l'hystérie. Les femmes devaient être soumises, où se retrouvaient dans cet odieux enfermement, sans obligation de certificat médical. Liberté, liberté chérie......
Dorimène a beaucoup apprécié ce roman, mais fut effrayée par l'exposition des malades dans cette mascarade sordide. Fait qu'elle ignorait complètement. Et vous en aviez vous connaissance ?

2 commentaires:

  1. Brrr ! Brrroulversant !
    Merci Dorimène et quel courage de t'atteler à semblable lecture !
    Quelque chose de plus rafraîchissant pour le mois d'août ?
    Bel été à toi et à Henri.
    Roger d'ORANge

    RépondreSupprimer
  2. Ce premier roman de l'auteure, qui met à nu la condition féminine au 19ème siècle, a obtenu le prix Renaudot des lycéens 2019. A cette époque, les femmes pouvaient se retrouver à l'asile sans motif valable. Nous apprenons qu'à la Salpêtrière, le célèbre docteur Charcot aimait exposer les "folles" devant un public. Une réalité qui m'a émue et effrayée. Une lecture instructive sur les balbutiements de la psychiatrie.

    RépondreSupprimer