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samedi 6 août 2016

Je suis de celles qui restent

Nous retrouvons avec plaisir cette auteure dont nous aimons l'écriture.
Dans son dernier roman, elle nous entraîne dans un secret de famille.
Aline vient de perdre brutalement son mari décédé d'une crise cardiaque. Le couple avait quitté leur sud ouest natal il y a plusieurs années, afin que Michel ambitieux et déterminé, réussisse sa vie professionnelle . Ils résidaient en région parisienne, et Aline avait mis en veilleuse sa vie d'enseignante, afin d'élever leurs 2 enfants. Mais la vie avançant à grands pas, les enfants sont partis, au loin pour l'un, appelés par leurs obligations. 
Alice seule, anéantie, déprimée, est stupéfaite lorsqu'elle reçoit un colis au nom de son mari, qui contient un briquet Dupont en or. En effet, celui-ci ne fumait pas ! L'étonnement enfuit, elle décide de mener une enquête afin de comprendre, et se retrouve bientôt dans le sud ouest, sur leurs terres familiales.
Après plusieurs rebondissements inattendus, elle parviendra à élucider ce mystère et retrouvera la paix.
L'auteure nous livre ici, une fort belle description de cette région du sud ouest qui est aussi la sienne, avec détails sur cette vie rurale actuelle. Et aussi, fort bien documentée sur les briquets, elle nous enseigne les origines, les passions des collectionneurs,  avec cette authenticité qui est la sienne.

Revoir cette auteure sur les lectures de Dorimène :
- Sous le toit du monde
- La dernière bagnarde  

dimanche 27 avril 2014

Sous le toit du monde

Dans un commentaire précédent, je vous avais parlé de cette auteure , dont j'apprécie les livres. Voir "La dernière bagnarde".
Aujourd'hui, je viens vous proposer une nouvelle histoire, qui est inspirée de faits réels, sur la condition des femmes en Indes. Sujet d'actualité dont les médias parlent beaucoup, suite aux différents viols et assassinats commis, qui restent impunis. En effet, les femmes sont dans une soumission totale vis-à-vis des hommes, dans tous les domaines, elles ne possèdent rien, n'héritent pas, puisque les lois sont établies par les hommes et imposées par ceux-ci, sans aucune concession.
Ashmi est une jeune fille intelligente, prise en charge par une organisation humanitaire, elle quitte son village, sa famille dont Tej son frère bien-aimé, avec lequel elle partagea tant de complicité.  Car la vie
aux pieds  de l'Himalaya est particulièrement rude, travaux des champs archaïques, soins aux animaux, froids intensifs et grande humidité. La voici pensionnaire à Katmandou, où elle étudie et découvre le confort avec l'eau et l'électricité. Elle apprend avec passion, entourée de nouvelles amies. Toutefois, ce rêve se brise, lorsqu'elle apprend les décès de son père et de son frère. Ils ont été tués par qui ? Des rebelles, l'armée ? Ou simplement des voisins qui convoitaient leurs terres près du fleuve ? Petit à petit sa mère, seule, abandonnée par sa belle--fille, spoliée par les frères de celle-ci, tombe dans la folie, et se suicide.
Ashmi entre en révolte devant de si cruels événements, et décide d'abandonner ses études pour faire du journalisme, afin de venir en aide aux femmes et faire appliquer leurs droits.
Karan, exilé en Europe depuis ses 5 ans, n'a jamais revu  le Népal, son pays de naissance. Il fut adopté par un couple de Français sans enfant. Alors qu'il est étudiant en architecture, il apprend le massacre de la famille royale du Népal. Il est bouleversé et décide de changer de cap, en devenant journaliste. Au cours de ses études, il se passionne pour son pays d'origine, lit beaucoup à son sujet, apprend à le connaître, puis décide de s'y installer.
Les chemin d'Ashmi et Karan se croisent, car le jeune homme décide d'embaucher une jeune femme journaliste, qui représentera  ainsi, le Népal moderne. Pure folie, Ashmi n'est pas la bienvenue au milieu des collaborateurs du journal, qui refusent cette intruse. Pourtant, elle apprend très vite et progresse sur le terrain. Bientôt,  on lui cite une avocate, qui défend les droits des femmes et les aide pour l'héritage des terres. Elle se débat pour la rencontrer, remuant ciel et terre.  Sa détermination est de reprendre possession des terres de ses parents, en hommage à sa mère.  Mais son agitation après moult   interrogations lors d'enquêtes, ne plaisent guère, la furie meurtrière des ombres  rôde autour d'elle. Prenant conscience du danger qui la menace, Karan l'éloigne de Katmandou, en l'envoyant rejoindre un groupe de touriste qui part effectuer un trek dans les hautes montagnes. Là le destin d'Ashmi bascule, elle est sauvagement assassinée.
Pourtant aujourd'hui les choses évoluent, doucement, trop doucement dans ce pays.
 Aussi,  nous rejoignons toutes les femmes qui oeuvrent pour modifier cette société, et faire reconnaître leurs droits dans une vie d'égalité. Le toit du monde ne possède-t-il pas des neiges sacrées ?

Egalement  de cette auteure :
- La belle chocolatière,
- La villa Belza,
- L'impératrice des roses
- La passagère du France

jeudi 10 janvier 2013

La dernière bagnarde

En ce début d'année, je viens avant tout, vous présenter mes voeux les meilleurs. Aussi, afin de contrer la morosité ambiante, je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns ! Avec bien sur, l'accompagnement de bonnes et nombreuses lectures.

Je vais vous parler aujourd'hui, d'un livre que j'ai découvert cet été, qui m'a fortement interpellée.
L'auteure nous conte l'histoire du bagne des femmes en Guyane. Je reconnais n'avoir aucune souvenance de celui-ci dans les pages de notre histoire. Et vous ? Il y eut de nombreux écrits sur le bagne des hommes, mais peu de choses sur celui des femmes, qui pour la majorité d'entre elles étaient de pauvres malheureuses, emprisonnées pour de menus larcins, et très souvent ne savaient pas écrire.

Nous côtoyons ces jeunes femmes, notamment Marie (20 ans), l'autoritaire mère supérieure responsable des détenues, le jeune médecin Romain plein d'illusions et de convictions vite envolées. Le déroulement du voyage sur un navire partant de l'Ile de Ré , pendant 6 semaines pour arriver à St Laurent du Maroni
La traversée en fond de cale, le manque total d'hygiène, le promiscuité, les gémissements, les émeutes, les viols, les révoltes qui se terminent par la résignation.
Pourtant, lorsque les prisonnières découvrent enfin la terre, croyant arriver au paradis du bagne, la joie est de courte durée et le calvaire se poursuit. Sur place, aucun bâtiment  n'est prévu pour des femmes, et le désintéressement des autorités est total : ce n'est pas moi, mais l'autre...Leur vie se déroule dans des baraquements de fortune, souffrant de la chaleur humide du jour et du froid la nuit. Autour d'elles, violence des gardiens, convoitise des anciens bagnards.
Des mariages sont prévus entre les divers prisonniers afin de faire peupler cette terre, et là encore que de violence, d'atrocités journalières subies par ces femmes !
Marie, fut la seule survivante de cet enfer, pourtant la date de sa mort est inconnue, elle était encore vivante en 1923, date de fermeture du bagne !
Très bon livre, nous faisant réfléchir en  nous ouvrant la porte sur une partie méconnue ou ignorée ? de notre histoire pourtant pas très lointaine.