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samedi 25 avril 2015

Héloïse, ouille

Encore un bon moment à passer avec cet auteur, lors de la lecture de son dernier livre .
Selon son habitude, il reprend des personnages historiques célèbres, des drames, avec la plupart du temps des situations scandaleuses, (de préférence) ou macabres, qu'il décortique, puis il rassemble les morceaux avec sa verve créatrice et son humour grinçant. 
Dans son style personnel, son langage sans fioriture, un chat est un chat,  nous découvrons une réinterprétation du mythe d'Eloïse et Abélard, les amants éternels.
Au 12e siècle Abélard célèbre théologien est sollicité par un chanoine afin de donner des cours à la nièce de ce dernier, Eloïse,  jeune orpheline. Un amour fulgurant naît entre le professeur et son élève. Jean Teulé nous le décrit avec un mélange de mystique et de grivois, et il nous montre une Eloïse peu farouche, ayant déjà conjugué le verbe aimer. En fait, elle fut une élève très douée. Les 2 amants se marient en secret, mais ils sont découverts, et l'oncle chanoine, furieux, fait castrer Abélard. Commence alors un long repentir, Abélard devient abbé tandis qu'Eloïse devient abbesse. Ils ne se reverront qu'une seule fois, après avoir prêté serment d'être enterrés ensemble. Ce qui fut fait. Pour Eloïse, 20 ans après Abélard.
Très drôle, et bien documentée. Toutefois, âme puritaine s'abstenir.

mercredi 8 mai 2013

FLEUR DE TONNERRE

Ce cher Jean Teulé !
J'espère que vous connaissez sa verve hors du commun, dans ce livre elle est plutôt diabolique, mais avec ce don qu'il possède, il parvient à nous faire sourire, voire même rire, en parcourant cette histoire authentique, mais terrifiante !

Celle-ci se déroule au 19e siècle, dans une Bretagne profonde, où vit Hélène ravissante fillette, entourée de sa famille quelque peu demeurée. Son enfance est bercée de contes druidiques, de légendes effrayantes, d'interdictions multiples dans la vie de tous les jours, ceci afin de ne pas contrarier les mauvais esprits qui rôdent partout dans la campagne. Les soirées devant la cheminées sont particulièrement cauchemardesques, les flammes qui ondulent racontent maléfices et annoncent de mauvais présages.  La fillette grandit dans un manque de protection total, au milieu de parents tétanisés par la peur de tout ce qui les entoure.
Elle devient une magnifique jeune fille, et un jour dans la chapelle maudite, par un jeu de lumière et d'ombre, elle s'identifie à l'ANKOU, soit la mort. Aussi afin de vaincre sa peur, elle devient la donneuse de mort. Elle parcourt la Bretagne, se louant comme cuisinière, semant à tour de bras la mort sur son passage. Rien ne lui résiste, soeur, mère, tante, hommes, femmes, enfants !
Elle fut arrêtée et eut la tête tranchée, mais bien que grande meurtrière, il n'en reste pas moins qu'elle fut avant tout une victime.

Toutes nos félicitations à Jean Teulé qui parle fort bien la langue bretonne.

Dans l'attente de vos commentaires....