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dimanche 24 mai 2020

Juste après la vague de Sandrine COLLETTE

Selon son habitude, l'auteure nous coupe le souffle dès les 1ères pages, puis un rythme effréné bouscule notre lecture pour notre plus grand plaisir, où nos palpitations !
Le récit commence alors qu'un volcan s'étant effondré dans l'océan, une gigantesque vague engloutit la petite île sur laquelle vivait une belle famille heureuse : Pata, Madie et leurs 9 enfants. Leur maison posée sur une crête est désormais cernée par les eaux et se trouve coupée du monde. Les secours tardent à arriver alors que l'eau continue son ascension. L'angoisse augmente, il faut prendre une décision rapide, les vivres s'amenuisent. Il faut quitter l'île au plus vite pour les hautes terres. Mais comment ? Une seule barque est sur place, mais elle est petite, tous ne peuvent s'y installer. Choix déchirant, draconien, pour des parents aimants. Peut-on faire un choix parmi les enfants pour ce 1er voyage ?  Lesquels seront ils assez raisonnables pour attendre le retour des parents ? Et ceci dans combien de temps, combien de jours ? 
Histoire  très forte, particulièrement émouvante,  qui nous fait parfois chavirer le coeur, où l'humain et les liens familiaux sont décrits avec pudeur et une grande sensibilité.  







A lire ou relire :

- Il reste la poussière
- 6 fourmis blanches

dimanche 13 janvier 2019

Six fourmis blanches de Sandrine COLLETTE

"Tous réunis, nous allons faire en sorte que cette nouvelle année qui s'installe soit bénéfique dans tous les domaines : santé au top bien sur, joies cocasses, bonheurs multiples, étonnements nombreux, partages divers, voyages culturels (si tout de même, quelques uns...)et bien évidemment lectures à volonté  ceci sans concession !

Et pour bien commencer, Dorimène vous propose ce livre avec enthousiasme .
Dès le début de cette lecture, nous sommes happés par l'histoire. Cette auteure au noir talent, nous entraîne avec frénésie sur les sommets enneigés et glacés de l'Albanie.
6 marcheurs dont 2 couples et 2 célibataires décident par l'intermédiaire d'une agence, de faire un trekkink dans ce pays aux montagnes arides et mystérieuses. Au départ, ils font la connaissance de Vigan leur guide local, personnage énigmatique à l'imposante stature et au charisme indéfinissable. La petite troupe commence son ascension sous un soleil ardent, le moral est au zénith. Pourtant, le petit groupe de fourmis va déchanter rapidement. Bien vite, le ciel vire au noir, le vent se fait violent, une tempête se déchaîne. Est-ce donc exact que ces montagnes sont maudites, que le mal y rôde ? Qui est véritablement ce Mathias, un sacrificateur ? Les peurs, les vieilles croyances, les superstitions écoutées préalablement  avec le sourire,  s'accumulent, est-ce-possible ? Pourtant devant les éléments déchaînés les 6 fourmis perdent leurs certitudes, doivent sublimer leurs peurs, dépasser leurs limites , afin de sauver leurs vies.
Une fois encore, cette extraordinaire conteuse nous fait frémir jusqu'aux dernières pages, nous pouvons établir une comparaison avec  : "Agatha Christie dans les 10 petits nègres"  Très bon début d'année !




Ps : Voir Dorimène précédent :" Il reste la poussière ". A lire où relire.

lundi 20 juin 2016

Il reste la poussière

Amateurs de polars, ce livre est pour vous ! Vous ne pouvez  absolument pas passer outre....
L'action se déroule en Patagonie, dans un "univers impitoyable" de fin du  monde, et commence de suite très fort. 
Un petit garçon terrorisé de 4 ans, Rafael, court à perdre haleine à travers la steppe, poursuivit par ses frères jumeaux, Mauro et Joaquin, qui galopent à cheval. La poursuite est très rapide et consiste à attraper le petit, à le traîner, et ensuite  le lâcher dans un buisson d'épineux ! L'enfant souffre seul, ne dit rien à la mère indifférente, qui de toute façon, refuse de voir ce spectacle et le corrige devant les vêtements déchirés. En effet, depuis que son ivrogne de mari a frappé un peu plus fort qu'à l'accoutumée et qu'il a disparu, elle dirige son élevage ainsi que ses fils, d'une main magistrale, sans aucun état d'âme envers eux. Elle ira même jusqu'à jouer Joaquin aux cartes, et le perdre,  contre le solde de ses dettes !   La famille vit pauvrement, travaillant dur car leur survie est très difficile face aux gros éleveurs qui petit à petit grignotent les terres. Le 3ème fils Steban semble ahuri,  parle peu, il passe pour le débile de la famille Un unique lien les unit : la haine.
Seul Rafael, enfant mal aimé, maltraité, représente l'innocence, partageant sa tendresse entre son chien et son cheval,  mais parviendra-t-il malgré son courage, son endurance,  à sortir de cette violence nauséabonde ? 
Vous le saurez en savourant cette lecture.