mercredi 5 août 2026

Une unique lueur de Fred VARGA

 Le commissaire Adamsberg, flegmatique, toujours en décalé, homme aux 2 montres, incompris de ses collègues ainsi que de lui-même, figure à nouveau à la place principale de cette subtile enquête aux nombreux rebondissements dans une agréable poésie aux dialogues magiques. Il est toujours accompagné par sa fidèle brigade : 

Danglard = 1er adjoint aux connaissances vertigineuses, Mercadet = l'hypersomniaque, Noël = l'impulsif, Froissy = l'informaticienne, Retancourt = la robuste redoutable, Etalère = le chef des 7 cafetières.

Tout débute par une 1ère victime, découverte sur un trottoir parisien. Belle jeune femme  au style soigné mais suranné, vêtue d'une veste pied de poule, fard à lèvres rouge très vif, sifflet en or accroché au poignet. Un bouquet d'ancolies posé près d'elle. Le tout flottant semble-t-il sur un poème de Gérard de Nerval "El Desdichado". Le criminel parait suivre le texte du poème avec une hantise romantique dans un véritable jeu littéraire, menant une intrigue magistralement interprétée du début à la fin. Nous voyageons de Paris aux Etats Unis sur les traces de Laure Bacall avec un Adamsberg vêtu chic à la française ! Une fois n'est pas coutume....

D'autres crimes interviennent bientôt, semblables en tous détails au précédent, mettant l'équipe à rude épreuve, tandis qu'un aristocrate fin de race, façon Proust, au langage désuet, amoureux d'un vieil if, intervient toujours accompagné par son chien un peu grognon : Anselme, ceci faisant piétiner l'enquête, malgré de nombreux conciles  en salle du chapitre...

J'avais étudié ce poème en seconde me semble-t-il, et fus au départ subjuguée par "le Prince d'Aquitaine" désespérément désespéré. Je le récite encore quelquefois. Je reste une incorrigible fidèle !

Lecture et avis obligatoires !


 

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