Venant de terminer le 4 ème volume du cycle des Trencavel, je vous informe que j ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture qui ne m'a nullement parue fastidieuse. L'héroïne, Adélaïs, comtesse de Toulouse, est fort attachante, belle, vive gaie, aimant la vie, mais pas toujours très sage... J'ai appris que son plus jeune frère avait pour prénom Albéric, prénom très cher à mon coeur. Ayant traversé le pays Cathare en septembre dernier, le déroulement de certains épisodes, m'a plongé dans les magnifiques paysages découverts alors, où les ruines parlent encore.
L'histoire commence en 1168 (règne de Louis VII), le midi de la France souffre de guerre à répétition, les églises romaines et cathares s'affrontent avec acharnement.
Roger Trencavel, vicomte d'Albi, Carcassonne et Béziers, protège les Cathares qui sont sur ses terres. Son père ayant été lâchement assassiné, il se venge avec la complicité du roi Alfonse d'Aragon, en massacrant la cité de Bédérès. Pendant le supplice de cette ville, une femme le maudit ainsi que sa descendance. Aussi, décide-t-il de ne pas avoir d'héritier.
Pourtant, il épouse Adélaïs fille du comte de Toulouse, mariage destiné à faire perdurer la paix dans le midi. Car nous sommes en période féodale, et Roger Trencavel est le vassal du comte de Toulouse. Deux caractères très forts et opposés vont s'affronter. Tandis qu'Adélaïs très jeune , se rend à Carcassonne afin de rencontrer le mari choisi par son père, elle est accompagnée par Aimeric de Castelnau, jeune et beau troubadour, dont elle est amoureuse et qui est son amant. Bien évidemment, Roger Trencavel ne supporte guère sa présence, et il tentera plusieurs fois de le faire assassiner. Il y parviendra. Débute alors, une véritable guerre entre les deux époux. Leur vie commune sera partagée entre ressentiments, rancoeurs, trahisons, errances puis exil pour Adélaïs.
Toutefois après de multiples rebondissements, (je vous renouvelle qu'il y a 4 tomes) Adélaïs décide de revenir vivre auprès de son époux, afin de sauver la vicomté de Trencavel, promise au roi Alfonse d'Aragon, en l'absence d'héritier. Elle comprend qu'elle doit absolument lui en donner un, mais à son retour, elle apprend que son mari vient de la répudier, tandis que son père a informé Rome de l'hérésie de son gendre ! Toutefois, avec l'aide des communautés juives, elle parvient à conquérir Trencavel, et un enfant est enfin attendu. Ce sera celui de la réconciliation.
Raimon-Roger, leur fils a 9 ans, lorsque son père décède des suites de blessures causées lors d'affrontement avec des barbares. Adélaïs est désemparée, son mari ne lui a donné aucun pouvoir pour l'éducation de leur fils, et le régent de ses biens, influence le jeune vicomte et parvient à le séparer de sa mère tout en lui enseignant la foi Cathare qui progresse à grands pas.
Après de nombreuses déceptions et des années plus tard, à la majorité de son fils, elle retrouve son influence et passera les dernières années de sa vie auprès de lui. Elle décède en 1200, et est enterrée auprès de son époux, dans le prieuré de Cassan dans l'Hérault.
Belle lecture sur cette période riches en événements parfois ignorés.