vendredi 19 juillet 2013

La première chose qu'on regarde

Cet auteur fut la révélation de l'année, et on le comprend, son nouveau roman est fort beau !
Pour ma part, je l'ai même préféré à "La liste de mes envies".
L'histoire est tout d'abord rocambolesque, ensuite tragique mais traversée de  forces détails humoristiques, toutefois, il ressort  une notion d'espoir qui fait grandir le héros.

Imaginez : Arthur a 20 ans,  beau garçon, garagiste de son état, vit dans la petite commune de Long, sise dans la Somme (687 habitants, précisions de l'auteur) habite une petite maison à la sortie du village.
Un soir, alors qu'il est assis en débardeur et caleçon schtroumps sur son canapé IKEA 3 places (car il n'y a que 40 Euros de différence avec le 2 places), on frappe à la porte. Après un "c'est qui", il ouvre et se trouve face à face avec Scarlett Johansson !
Or, Arthur adore les grosses poitrines !
Mais où veut nous entraîner Grégoire Delacourt ?
La réalité est moins belle que le rêve, et nos 2 cabossés de l'enfance vont essayer ensemble de définir leur "qui suis-je ?" Entre échange d'amour et de désespoir,  une erreur de mot peut tout anéantir.
Grégoire Delacourt, ne tente-t-il pas dans ses romans d'exorciser les propres fêlures de son enfance ?

Où que vous soyez, mer, montagne, campagne, bateau,  à l'étranger, vous devez absolument lire ce magnifique roman.
Bien entendu Dorimène reste à votre écoute pour des échanges d'impressions, comme habituellement.... 

lundi 1 juillet 2013

A l'encre russe

Nicolas KOLT était heureux ! Enfin, en apparence.
Son livre "L'enveloppe" était un succès, lui apportant ainsi finance, vie facile et reconnaissance.
Il passait quelques jours de vacances avec Malvina sa nouvelle petite amie depuis sa rupture avec Delphine, sur une île paradisiaque de Toscane. (Certes, Malvina était belle,  tout-à-fait charmante, mais très souvent fatiguée ).
Il pensait que dans ce décor de rêve , pouvoir oublier définitivement les fantômes de son passé, et qu'il parviendrait à écrire son nouveau livre. Tout-au-moins,  trouver le sujet de celui-ci.

Nicolas DUHAMEL était malheureux !
Son destin fut bouleversé le jour où souhaitant faire renouveler son passeport, il découvrit que son père Théodore Duhamel était né en Russie Fiodor KOLTCHINE, sans père, et d'une mère de 15 ans !
Théodore enfant,  fut adopté par Lionel Duhamel, lorsque celui-ci épousa la jeune femme Nina.
Théodore Fiodor ne put apporter des précisions sur ce mystère, puisqu'il périt noyé au large de Guétary.
Emma, mère de Nicolas, professeur de philo, formait avec Théodore Fiodor, un jeune couple magnifique et fusionnel,  n'apporta que peu de précisions sur son mari.
Quel admiration ressentait Nicolas enfant pour ce père play boy, toujours drôle, à l'imagination fertile, aux histoires déliantes, sentant si bon l'eau sauvage et le cigare.
Mais qui était-il exactement, un aventurier, un escroc ?
Que savait-il de ses origines, que contenait la lettre d'Alexei frère de Nina ?
Nicolas se rendit à st Pétersbourg afin d'éclaircir tous ces mystères, mais demeura dans un état de choc.
Toutefois, petit à petit après différentes aventures sur l'île de rêve, la lumière va jaillir de divers incidents, Nicolas KOLT DUHAMEL ne fera plus qu'un, et ce sera la début d'un nouveau roman.

Très bon roman,  cette auteure  nous passionne  chaque fois, à lire sous votre chapeau de paille, puisque l'été arrive, et bien entendu me faire part de vos avis !
  

lundi 17 juin 2013

Adèle et moi

Après la mort de son père; l'auteure découvre des photos ainsi que divers documents, concernant sa grand-mère Adèle, dont elle ne connait que fort peu de choses. Aussi, se met-elle en quête afin de découvrir différentes informations
Elle est surtout très intriguée par Aimée, la mère d'Adèle, qui fut une fort belle femme, qui a amassé une grande  fortune  sans doute acquise auprès de ses nombreux amants, dont  elle eut 2 enfants qui portaient son  nom, avant d'épouser Aimé, mèdecin volage, père d'Adèle, lorsque la fillette avait 4 ans. Mais Aimée meurt alors qu'Adèle a 9 ans.
Mais qu'en est-il de cette intrigante aux moeurs dissolues, une cocotte, une courtisane, pire une prostituée ? Quel est le secret de famille ?
L'enfance d'Adèle se déroule  comme un récit de la comtesse de Ségur. Toutefois,  en 1870, le spectre du rationnement se profile, aussi Aimé envoie t-il Adèle et sa 1/2 soeur Pauline en Normandie chez des cousins. La découverte de la mer est un ravissement pour cette enfant, avec les marées et la variation des éclairages à l'infini. Adèle sera toute sa vie amoureuse de cette région (tout comme l'auteure).
Nous assistons donc à une partie de cache-cache, entre l'auteure et Adèle, via Paris, la maison de Sèvre et St Pair.
Adèle grandit mène une existence anti conventionnelle pour l'époque, épouse un homme sans fortune, a 4 enfants, connait des joies, des deuils, le guerre, mais demeure une femme forte.
Mais où en sommes nous avec Aimée ?

Ce livre est très agréable à lire, j'ai malgré tout ressenti parfois certaines longueurs , mais il n'empêche que je vous le recommande vivement.
Et bien entendu, j'attends vos commentaires à ce sujet....

mercredi 8 mai 2013

FLEUR DE TONNERRE

Ce cher Jean Teulé !
J'espère que vous connaissez sa verve hors du commun, dans ce livre elle est plutôt diabolique, mais avec ce don qu'il possède, il parvient à nous faire sourire, voire même rire, en parcourant cette histoire authentique, mais terrifiante !

Celle-ci se déroule au 19e siècle, dans une Bretagne profonde, où vit Hélène ravissante fillette, entourée de sa famille quelque peu demeurée. Son enfance est bercée de contes druidiques, de légendes effrayantes, d'interdictions multiples dans la vie de tous les jours, ceci afin de ne pas contrarier les mauvais esprits qui rôdent partout dans la campagne. Les soirées devant la cheminées sont particulièrement cauchemardesques, les flammes qui ondulent racontent maléfices et annoncent de mauvais présages.  La fillette grandit dans un manque de protection total, au milieu de parents tétanisés par la peur de tout ce qui les entoure.
Elle devient une magnifique jeune fille, et un jour dans la chapelle maudite, par un jeu de lumière et d'ombre, elle s'identifie à l'ANKOU, soit la mort. Aussi afin de vaincre sa peur, elle devient la donneuse de mort. Elle parcourt la Bretagne, se louant comme cuisinière, semant à tour de bras la mort sur son passage. Rien ne lui résiste, soeur, mère, tante, hommes, femmes, enfants !
Elle fut arrêtée et eut la tête tranchée, mais bien que grande meurtrière, il n'en reste pas moins qu'elle fut avant tout une victime.

Toutes nos félicitations à Jean Teulé qui parle fort bien la langue bretonne.

Dans l'attente de vos commentaires....

samedi 27 avril 2013

En vieillissant les hommes pleurent

Ce récit se déroule pendant les années 60, qui furent l'acheminement  vers la société de consommation.
Dans un village à proximité de Clermont Ferrand, nous découvrons la vie de la famille Chassaing.

Albert, ouvrier chez Michelin, ancien paysan et fier de l'être, aimant par dessus tout sa terre, cultivant toujours avec amour, les légumes, les fleurs, élevant des animaux, tuant le cochon, car selon la tradition "la nourriture ne doit pas être achetée", et bien que l'ancienne cuisinière soit reléguée au fond du garage, il persiste à couper du bois, afin de l'alimenter pour la cuisson des conserves.

Suzanne sa femme, déteste le monde paysan, très coquette elle confectionne ses toilettes, lit les recettes beauté des magasines, aime les compliments, et adore son fils ainé, tandis qu'elle ignore le second. Elle ne rêve que de confort, de formica, et de télévision. Petit à petit, tout en dirigeant la maison, elle vend meubles et bibelots de sa belle famille, ceci pour une bouchée de pain, au nom de cette modernité qui s'annonce. Comme elle et son mari ne vivent plus que côte à côte, elle ne perçoit nullement qu'elle brise ainsi le coeur d'Albert.

Madeleine mère d'Albert, veuve, vit avec le couple, mais elle ne domine plus la famille puisqu'elle s'achemine inexorablement vers un retour en enfance.

Henri le fil aîné est en Algérie, car nous sommes en période de guerre, Suzanne ne vit que pour les nouvelles de l'enfant chéri.

Gilles, second fils, féru de Balzac et de lecture, le vilain petit canard de la famille. Bien vite, Albert comprend avec un certaine honte, qu'il ne peut assurer sa responsabilité de père vis à vis de cet enfant si différend de lui. Heureusement, il y a Monsieur Antoine, ancien instituteur, qui à la demande de ce père aimant mais désarmé, va prendre Gilles sous son aile et l'acheminer vers son destin d'homme.
Albert, peut ainsi réaliser son projet mûri depuis longtemps : "Etre là haut"

Très beau livre, un peu triste malgré tout, mais qui transcrit fort bien l'évolution importante de cette période, où chacun avec son vécu, ses origines, doit essayer d'y trouver sa place.

samedi 6 avril 2013

Le prisonnier du ciel

Cet auteur fait partie de mes écrivains contemporains préférés. Il est un conteur avec qui l'histoire est à chaque fois un voyage,  et où l'apparence se situe toujours entre le vrai et le faux.
Mon premier livre le concernant, me fut offert par mes enfants, et je reste à ce jour, éblouie par cette découverte. J'ai depuis acquis les oeuvres complètes avec lesquelles je me délecte ! 

"L'ombre du vent" premier ouvrage du cimetière des livres oubliés,  fut vendu à travers le monde à 20 millions d'exemplaires et comme tous, ce roman nous tient en haleine de la première à la dernière page. 

"Le prisonnier du ciel" dont je viens vous parler ce jour, est le fil d'un écheveau de romans qui s'entrecroisent autour d'un lieu "le cimetière  des des livres oubliés", qui est en fait un sanctuaire de protection où sont entreposés des milliers  de livres. Chaque fil de liage nous conduit à un nouveau roman, mais fait partie intégrante d'une histoire entre les  différents personnages.  Toutefois, il n'est pas indispensable d'effectuer ces lectures  dans un ordre précis , chacune peut-être  indépendante et solitaire.

Nous sommes en 1957; dans une Barcelone ténébreuse, sombre, mystérieuse, véritable personnage, où nous retrouvons Daniel Sempere, son père, tous deux libraires de leur état, puis Fermin, leur ami, écorché vif par son passé. Nous revivons la guerre civile avec les années clefs du passé de l'Espagne, le fort Montjuic, véritable château de Dracula, endroit sordide où étaient torturés les opposants au régime de Franco. Nous établissons un  parallèle avec le Comte de Monté Chriso, revu à notre époque, lors de l'évasion de Fermin. Mais tout n'est pas sordide,  le côté magique présent, et  l'amour heureusement vient  remplir des pages.
Je vous recommande donc tout particulièrement ces oeuvres. 

A vos lectures, et à l'écoute de vos avis.

Dans la même série = L'ombre du vent, Le jeu de l'ange, Le prisonnier du ciel
Puis également = Marina
La trilogie (du fantastique) = Le Prince de la brume, Le palais de minuit, Les lumières de septembre

lundi 25 mars 2013

La liste de mes envies

Ce livre est un délice ! 
Je souhaite partager avec vous mon enthousiasme, car ces pages sont remplies d'humour, d'émotion et de délicatesse. Cependant, je reconnais qu'au début de ma lecture, l'héroine, Jocelyne, Jo pour tous, me semblait être  une femme ordinaire. Petite mercière à Arras, mariée à un ouvrier d'usine, 2 enfants avec 
les problèmes liés à leur âge respectif, l'amitié des jumelles coiffeuses de leur état, et le monotonie du couple installée, une vie assez morne.
Mais au fil des pages qui se tournent, je m'attache à ce personnage, qui venant de gagner une grosse somme au loto, refuse d'encaisser cet argent, redoutant un changement de vie, qui ne lui apporterait pas le bonheur. Car Jo veut avant tout, conserver son bonheur tel qu'il est, avec ses banalités, ses petitesses, ses souffrances, ses déchirures mais ses nombreuses joies. Son coeur est immense, et elle possède une grandeur d'âme extraordinaire. Dans sa vie, elle a beaucoup souffert, accepté des humiliations, mais elle ne peut pardonner la trahison, car celle-ci transforme alors, le beau en laid.
Il ne s'agit nullement d'un manque d'ambition, mais d'une certaine sagesse, car l'argent ne peut tout acheter.
Nous  comprenons son hésitation  devant le montant du chèque, car nous avons tous  également, un jour ou l'autre,  fait une liste de nos envies; la modifiant au fil de jours, recomptant le montant de nos achats rêvés pour qu'ils rentrent dans la somme disponible.
Ce livre se lit très facilement, et parfois l'on pourrait penser qu'il a été écrit par une femme, car le caractère féminin y est fort bien décrypté.
Auteur à suivre.
Alire absolument et me faire part de vos commentaires.