samedi 14 juin 2014

L'ange de l'ombre

L'acceptation par Gonzague Saint-Bris d'écrire une biographie sur le marquis de Sade, fut incontestablement fort difficile. Car connaissant cet auteur pour ses écrits, ses biographies, et sa courtoisie, il est sans doute, le plus romantique de nos écrivains actuels.
J'ai pris connaissance de son dernier ouvrage avec grand intérêt, car je me suis depuis longtemps interrogé sur ce Donatien de Sade, perçu comme un grand pervers, diabolique, même un fou. Bien sur, j'ai lu dans ma jeunesse, pas si lointaine que cela, (il est interdit de sourire), Justine, les 120 journées de Sodome, et la marquise de Gange. L'interdit étant toujours très tentant...
Si Sade fait triompher le vice part rapport à la vertu, c'est qu'il tient à révéler les turpitudes dans toutes les couches de la société, de ce 18e siècle particulièrement libertin. Sont-ce des fantasmes ou a-t-il vraiment appliqué toutes ces scènes sexuelles et morbides  avec autant de précisions ? Ce qui est évident c'est que les propos diffamatoires de cet athée effréné, ne pouvaient que le conduire à sa condamnation. L'église était alors toute puissante, mais ses représentants vivaient pourtant une sexualité débridée.
Sade se sert des pratiques des mœurs des contrées lointaines pour établir une moralité, car il est avant tout pour la liberté de choix.
Car malgré ses scandaleux écrits, ne nous annonce-t-il pas le XXe siècle ? Il est de nos jours, des auteurs aux écrits semblables à ceux de Sade, et qui pourtant sont reconnus, encensés ?
Par sa participation à la révolution, (ses vieux démons éloignés de lui ?) il possède alors une tribune, il se dévoile profondément républicain, et transmet à travers ses contes, nouvelles, pièces de théâtre, son testament philosophique, où il rêve d'avenir meilleur dans une société plus juste, plus égale, plus libre, chacun devant vivre selon son mode choisi. Grand rebelle dans ses pensées il condamne la peine de mort, et parvient à faire jouer ses pièces de théâtres par les aliénés de Charanton avec lesquels il est en détention. Cet acte n'aurait pas été renié  par tonton Freud...
Il fut aussi  cité par Laclos son voisin  d'emprisonnement, avec qui il eut  un destin commun, puisqu'ils échappèrent l'un et l'autre à l'échafaud, et passèrent à la postérité.
Ce qui m'interpelle le plus, c'est la vie de Renée-Pélagie son épouse. Jeune, chaste de petite noblesse, sa famille est très fière que leur fille entre dans une vieille famille de noblesse d'épée. Qui compte entre autre, dans ses ancêtres, Laure, chantée par Pétrarque. Pendant les 30 années d'emprisonnement de son mari,   elle éleva seule leurs 3 enfants, son dévouement, son sacrifice, son abnégation même, prouve que toujours très éprise de son époux, bien que connaissant ses turpitudes et ses perversités,( y a-t-elle pris part ? En ce qui me concerne je doute)    elle l'aima de toute son âme, sans restrictions.
De nos jours également Simone de Beauvoir, A. P. de Mandiargues, nous parlent de Sade non plus comme d'un être diabolique, mais comme d'un grand écrivain. Nous lui devons le mot "sadique" mais n'oublions pas également le mot "sadien".
 Si Donatien de Sade vivait à notre époque, sans doute aurait-il rivalisé avec Pasolini.

A méditer vous aussi.

vendredi 30 mai 2014

La malédiction des Trencavel

Venant de terminer le 4 ème volume du cycle des Trencavel, je vous informe que j ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture qui ne m'a nullement parue fastidieuse. L'héroïne, Adélaïs, comtesse de Toulouse, est fort attachante, belle, vive gaie, aimant la vie, mais pas toujours très sage... J'ai appris que son plus jeune frère avait pour prénom Albéric, prénom très cher à mon coeur.  Ayant traversé le pays Cathare en septembre dernier, le déroulement de certains épisodes, m'a plongé dans les magnifiques paysages découverts alors, où les ruines parlent encore.
L'histoire commence en 1168 (règne de Louis VII), le midi de la France souffre de guerre à répétition, les églises romaines et cathares s'affrontent avec acharnement.
Roger Trencavel, vicomte d'Albi, Carcassonne et Béziers, protège les Cathares qui sont sur ses terres. Son père ayant été lâchement assassiné, il se venge avec la complicité du roi Alfonse d'Aragon, en massacrant la cité de Bédérès. Pendant le supplice de cette ville, une femme le maudit ainsi que sa descendance. Aussi, décide-t-il de ne pas avoir d'héritier.
Pourtant, il épouse Adélaïs fille du comte de Toulouse, mariage destiné à faire perdurer la paix dans le midi. Car nous sommes en période féodale, et Roger Trencavel est le vassal du comte de Toulouse. Deux caractères très forts et opposés vont s'affronter. Tandis qu'Adélaïs très jeune , se rend à Carcassonne afin de rencontrer le mari choisi par son père, elle est accompagnée par Aimeric de Castelnau, jeune et beau troubadour, dont elle est amoureuse et qui est son amant. Bien évidemment, Roger Trencavel ne supporte guère sa présence, et il tentera plusieurs fois de le faire assassiner. Il y parviendra. Débute alors, une véritable guerre entre les deux époux. Leur vie commune sera partagée entre ressentiments, rancoeurs, trahisons,  errances puis exil pour Adélaïs. 
Toutefois après de multiples rebondissements, (je vous renouvelle qu'il y a 4 tomes) Adélaïs décide de revenir vivre auprès de son époux, afin de sauver la vicomté de Trencavel,  promise au roi Alfonse d'Aragon, en l'absence d'héritier. Elle comprend qu'elle doit absolument lui en donner un, mais à son retour, elle apprend que son mari vient de la répudier, tandis que son père a informé Rome de l'hérésie de son gendre ! Toutefois, avec l'aide des communautés juives, elle parvient à conquérir Trencavel, et un enfant est enfin attendu. Ce sera celui de la réconciliation.
Raimon-Roger, leur fils a 9 ans, lorsque son père décède des suites de blessures causées lors d'affrontement avec des barbares. Adélaïs est désemparée, son mari ne lui a donné aucun pouvoir pour l'éducation de leur fils, et le régent de ses  biens, influence  le jeune vicomte et parvient à le séparer de sa mère tout en lui enseignant la foi Cathare qui progresse à grands pas. 
Après de nombreuses déceptions et des années plus tard,  à la majorité de son fils, elle retrouve son influence et passera les dernières années de sa vie auprès de lui. Elle décède en 1200, et est enterrée auprès de son époux, dans le prieuré de Cassan dans l'Hérault.
Belle lecture sur cette période riches en événements parfois ignorés.

lundi 12 mai 2014

Les poissons ne ferment pas les yeux

Peut-être connaissez-vous déjà cet écrivain par de précédents ouvrages, je vous conseille vivement celui-ci, la poésie étant présente à chaque page.
L'auteur laisse vagabonder sa pensée, en manipulant les mots qui se liant entre eux forment de fort belles phrases où la nostalgie se mêle parfois avec une pointe d'ironie.
C'est alors un enfant de 10 ans. Comme chaque été, il est en vacances en Italie sur l'île d'Ischia, avec sa mère et sa soeur. Le père étant parti aux USA afin de trouver du travail.
Le décor de l'île est paradisiaque : ciel bleu, mer d'huile, petites rues fleuries, pêcheurs volubiles qui chantent, car l'italien ne se parle pas, il se chante !
(J'ai séjourné dans cette île il y a quelques années, et les descriptions me font revenir en mémoire de magnifiques flashs lumineux.)
IL est un enfant timide, sensible même taciturne, qui préfère la solitude aux jeux turbulents d'autres garçons. Il aime particulièrement la lecture, les mots croisés, et la pêche à la ligne. Pourtant, un changement s'amorce, son âge comporte à présent 2 chiffres, son corps est en mutation, il en sera de même bientôt pour ses pensées. En effet, sur la plage il rencontre la fillette. Elle également, aime les livres, et se passionne pour les animaux. C'est elle qui vient vers lui, et ils partagent leurs lectures, leur goût des mots, et des glaces.
Il ressent son premier émoi, et apprend avec elle à conjuguer le verbe aimer, prenant ainsi conscience de son corps et de celui de l'autre,  en l'embrassant sans fermer les yeux. Il fait aussi connaissance avec la violence, puisqu'un autre garçon jaloux, le roue de coups, le laissant le visage en sang.  Il ne se défend pas, afin de permettre à son corps  de quitter définitivement son enveloppe d'enfant. 
Ce 1er amour marque la fin de son enfance, et le début de sa nouvelle vie.
Livre à déguster. 

dimanche 27 avril 2014

Sous le toit du monde

Dans un commentaire précédent, je vous avais parlé de cette auteure , dont j'apprécie les livres. Voir "La dernière bagnarde".
Aujourd'hui, je viens vous proposer une nouvelle histoire, qui est inspirée de faits réels, sur la condition des femmes en Indes. Sujet d'actualité dont les médias parlent beaucoup, suite aux différents viols et assassinats commis, qui restent impunis. En effet, les femmes sont dans une soumission totale vis-à-vis des hommes, dans tous les domaines, elles ne possèdent rien, n'héritent pas, puisque les lois sont établies par les hommes et imposées par ceux-ci, sans aucune concession.
Ashmi est une jeune fille intelligente, prise en charge par une organisation humanitaire, elle quitte son village, sa famille dont Tej son frère bien-aimé, avec lequel elle partagea tant de complicité.  Car la vie
aux pieds  de l'Himalaya est particulièrement rude, travaux des champs archaïques, soins aux animaux, froids intensifs et grande humidité. La voici pensionnaire à Katmandou, où elle étudie et découvre le confort avec l'eau et l'électricité. Elle apprend avec passion, entourée de nouvelles amies. Toutefois, ce rêve se brise, lorsqu'elle apprend les décès de son père et de son frère. Ils ont été tués par qui ? Des rebelles, l'armée ? Ou simplement des voisins qui convoitaient leurs terres près du fleuve ? Petit à petit sa mère, seule, abandonnée par sa belle--fille, spoliée par les frères de celle-ci, tombe dans la folie, et se suicide.
Ashmi entre en révolte devant de si cruels événements, et décide d'abandonner ses études pour faire du journalisme, afin de venir en aide aux femmes et faire appliquer leurs droits.
Karan, exilé en Europe depuis ses 5 ans, n'a jamais revu  le Népal, son pays de naissance. Il fut adopté par un couple de Français sans enfant. Alors qu'il est étudiant en architecture, il apprend le massacre de la famille royale du Népal. Il est bouleversé et décide de changer de cap, en devenant journaliste. Au cours de ses études, il se passionne pour son pays d'origine, lit beaucoup à son sujet, apprend à le connaître, puis décide de s'y installer.
Les chemin d'Ashmi et Karan se croisent, car le jeune homme décide d'embaucher une jeune femme journaliste, qui représentera  ainsi, le Népal moderne. Pure folie, Ashmi n'est pas la bienvenue au milieu des collaborateurs du journal, qui refusent cette intruse. Pourtant, elle apprend très vite et progresse sur le terrain. Bientôt,  on lui cite une avocate, qui défend les droits des femmes et les aide pour l'héritage des terres. Elle se débat pour la rencontrer, remuant ciel et terre.  Sa détermination est de reprendre possession des terres de ses parents, en hommage à sa mère.  Mais son agitation après moult   interrogations lors d'enquêtes, ne plaisent guère, la furie meurtrière des ombres  rôde autour d'elle. Prenant conscience du danger qui la menace, Karan l'éloigne de Katmandou, en l'envoyant rejoindre un groupe de touriste qui part effectuer un trek dans les hautes montagnes. Là le destin d'Ashmi bascule, elle est sauvagement assassinée.
Pourtant aujourd'hui les choses évoluent, doucement, trop doucement dans ce pays.
 Aussi,  nous rejoignons toutes les femmes qui oeuvrent pour modifier cette société, et faire reconnaître leurs droits dans une vie d'égalité. Le toit du monde ne possède-t-il pas des neiges sacrées ?

Egalement  de cette auteure :
- La belle chocolatière,
- La villa Belza,
- L'impératrice des roses
- La passagère du France

lundi 7 avril 2014

Les perroquets de la place d'Arezzo

Tout d'abord, un grand merci à cet auteur, qui nous a écrit cette fois-ci, 730 pages, le rapport quantité/prix est donc appliqué pour ce livre.
Dans le quartier élégant d' Ixelles en Belgique, la place d'Arezzo jouit d'une faveur exceptionnelle. Au centre du square, entouré de cossus immeubles ainsi que de maisons en pierres et briques, perruches multicolores et perroquets bavards, cohabitent joyeusement. Comment de tels animaux exotiques sont-ils arrivés ici, et comment parviennent-ils à vivre normalement dans ce pays au climat plutôt maussade ?
Continuons notre lecture, et faisons connaissance avec les différents habitants de ce quartier :
- Zachary Bidermann, avec sa 3ème épouse Rose (très souvent en tailleur Chanel). Homme politique très influent et surtout un obsédé du sexe (ne ressemble-t-il pas à un autre personnage dont le presse nous a beaucoup parlé ?)
- Diane et Jean-Noël, parfaits libertins,
- Faustina et son amant Dany avocat, eux aussi très portés sur le sexe,
- Baptiste, écrivain, et son épouse Joséphine, bientôt rejoints par Isabelle, formant ainsi un couple à 3,
- Eve fort satisfaite de sa plastique, maîtresse de son voisin Philippe (entre autre) marié à Odile,
- Patricia, femme douce mais négligée avec de nombreux kilos en trop, mère d'une adolescente , tyrannique, Albane, amoureuse de Quentin,
- Hippolyte le jardinier, beau, à la musculature puissante, admiré de tous, père d'une fillette intelligente Isis, et Germain le second jardinier qui lui est nain,
- François Maxime de Couvigny marié à Sèverine, famille très catholique, avec de beaux enfants, vie apparemment exemplaire, sauf que François-Maxime, va quelquefois retrouver certains garçons dans les sous-bois, et que Sèverine rejoint Xavière la fleuriste elle-même mariée à Orion
 - Win le galeriste complexé et Meg son asistante dévouée,
- Ludovic et sa mère castratrice,
- Victor séropositif par sa mère et Oxana, mannequin aux longues jambes mais à la cervelle étroite,
- Tom et Nathan, homosexuels,
- Marcelle concierge de son état, dont le point G fonctionne allègrement, 
- Melle Beauvert, la seule n'ayant pas de problèmes sexuels, vit avec son perroquet Sergio, mais qui cependant a un vice caché,
- Pétra, silhouette sculpturale, actrice qui dénude son corps devant les foules déchainées... Ces différents personnages, se croisent, se saluent, s'observent, se lient, s'aiment ou se détestent....Une vie de quartier presque normale.
Pourtant un jour, chacun d'entre eux reçoit une missive portant l'inscription "Ce mot simplement pour te dire que je t'aime. Signé qui tu sais " Ce message ne provient pas d'un corbeau puisqu'il s'agit d'un mot d'amour, quel en est donc l'auteur ?
Ma description vous paraîtra peut-être compliquée, mais il n'en est rien, lisez ce livre car il est savoureux, et évidemment si vous voulez connaître la fin.

jeudi 20 mars 2014

Vengeance en Prada

Nous retrouvons Andy avec grand plaisir, après "Le diable s'habille en Prada" ! Elle a 30 ans, oublié Miranda et sa tyrannie  (enfin presque),
elle a fondé avec Emily son ancienne collègue et ennemie jurée, un magazine de mariage haut de gamme qui marche fort bien. La vie d'Andy est donc teintée de pastels :
- blanc puisqu'elle va épouser Max, un garçon d'une famille de notables, qui est jeune, beau et charmant et très amoureux d'elle, (Alex son ancien amoureux est aux oubliettes)
- gris clair, car la mère de Max ultra sophistiquée et snob,  ne l'apprécie guère,
- rose enfin, puisque bientôt Andy et Max seront les heureux parents d'une adorable petite Clémentine-Rose.
Au fil des pages, nous évoluons entre de ravissantes fifilles, qui ont des seins parfaits, des jambes fines et musclées, des fesses rondes sans cellulite, avec un ratio taille-hanches idéal ! Bref comme nous ! Elles ne portent que des cabas en paille de Diane Von Furstenberg,  ou des sacs Michael Kors et bien sur Louis Vuitton, des tuniques Milly, des escarpins Prada, ou Chloé,  des ballerines Chanel,  des parapluies Burberry à 200 dollars. Comme nous, si nous le voulions.
 Ces ravissantes créatures n'ont qu'une seule devise : être jeune et mince.
Encore une fois, comme nous !
Tout aurait pu continuer ainsi encore longtemps, si.... Mais Miranda veille, complote, car le magazine
d'Andy et Emily marchant fort attise sa convoitise, bientôt une proposition de rachat se profile à l'horizon.
Emily est subjuguée par la somme proposée, tandis qu'Andy freine des 2 pieds, ce magazine est son bébé. Mais elle est vite dépassée par sa vie de jeune maman. Prenant son rôle très au sérieux, elle fatigue par les nuits sans sommeil, les matins difficiles qui succèdent à celles-ci, l'angoisse des petites maladies, les changes nombreux après les rejets des biberons. Enfin toutes ces joies nombreuses d'avoir un bébé.
Angie parviendra-t-elle à surmonter toutes ces difficultés : le retour du diable Miranda, la cupidité d'Emily, les problèmes financiers de son mari, et le retour d'Alex .....?
Vous le saurez en lisant ce livre fort amusant, dont la critique sur le milieu de la mode est mordant.

lundi 3 mars 2014

Monsieur le Commandant

Si ce jour je viens vous proposer ce livre qui me fut recommandé par une fidèle amie des lectures de Dorimène, c'est parceque je fus passionnée ainsi que terrorisée par cette histoire vécue.
Ecrit sous forme de lettre, le narrateur Paul-Jean Husson, grand bourgeois, fort instruit, académicien, héros de la 1ère guerre mondiale où il a perdu un bras, pétainiste convaincu, patriotique acharné,  antisémite viscéral ( P32 = "ma famille, ma vie se trouvaient, à mon esprit défendant, "enjuivées". Une lèpre subtile rongeait maille par maille, le structure d'une honnête famille chrétienne.) il évoque les dérives de la France entre 1932/1942, et vient par ce long courrier, dénoncer à l'autorité allemande,  Isle sa belle fille juive,  alors qu'elle est enceinte de lui.
En effet, son fils Olivier, violoniste de son état a rencontré cette jeune fille tout-à-fait charmante qui est actrice, ils se sont mariés, ont eu 2 enfants, mais Olivier en total désaccord avec les idées de son père, est parti pour Londres, rejoindre de Gaulle. Aussi, Paul-Jean qui est veuf depuis, prend en charge sa belle-fille dont il est secrètement très amoureux,  et ses 2 petits enfants.
Dans ce climat social fort lourd, Isle devient de plus en plus angoissée, et lors d'une nuit passée au Mont St Michel, ils deviennent amants
Pourquoi cette ignominieuse dénonciation ?
- Pour cacher cet acte inavouable aux yeux de son fils lorsque celui-ci sera de retour ?
- Par crainte du jugement de son entourage intellectuel devant cet amour interdit ?
- Pour clore le chantage dont il est victime ?
- Pour la sauver de cette déferlante pendant cette période maudite ?
Je peine à le croire, malgré son évident amour pour elle.
Pouvait-il avec ses nombreuses relations, ses rencontres avec Pétain et de hauts dignitaires, ignorer le sort  réservé aux juifs dans les camps de concentration ?
Ce livre fort bien écrit, comporte certains passages de torture assez atroces, il nous amène donc à réfléchir sur le danger des idéaux poussés à outrance  et appliqués à la lettre.
Petit livre de 230 pages mais grande écriture.