Ce récit se déroule pendant les années 60, qui furent l'acheminement vers la société de consommation.
Dans un village à proximité de Clermont Ferrand, nous découvrons la vie de la famille Chassaing.
Albert, ouvrier chez Michelin, ancien paysan et fier de l'être, aimant par dessus tout sa terre, cultivant toujours avec amour, les légumes, les fleurs, élevant des animaux, tuant le cochon, car selon la tradition "la nourriture ne doit pas être achetée", et bien que l'ancienne cuisinière soit reléguée au fond du garage, il persiste à couper du bois, afin de l'alimenter pour la cuisson des conserves.
Suzanne sa femme, déteste le monde paysan, très coquette elle confectionne ses toilettes, lit les recettes beauté des magasines, aime les compliments, et adore son fils ainé, tandis qu'elle ignore le second. Elle ne rêve que de confort, de formica, et de télévision. Petit à petit, tout en dirigeant la maison, elle vend meubles et bibelots de sa belle famille, ceci pour une bouchée de pain, au nom de cette modernité qui s'annonce. Comme elle et son mari ne vivent plus que côte à côte, elle ne perçoit nullement qu'elle brise ainsi le coeur d'Albert.
Madeleine mère d'Albert, veuve, vit avec le couple, mais elle ne domine plus la famille puisqu'elle s'achemine inexorablement vers un retour en enfance.
Henri le fil aîné est en Algérie, car nous sommes en période de guerre, Suzanne ne vit que pour les nouvelles de l'enfant chéri.
Gilles, second fils, féru de Balzac et de lecture, le vilain petit canard de la famille. Bien vite, Albert comprend avec un certaine honte, qu'il ne peut assurer sa responsabilité de père vis à vis de cet enfant si différend de lui. Heureusement, il y a Monsieur Antoine, ancien instituteur, qui à la demande de ce père aimant mais désarmé, va prendre Gilles sous son aile et l'acheminer vers son destin d'homme.
Albert, peut ainsi réaliser son projet mûri depuis longtemps : "Etre là haut"
Très beau livre, un peu triste malgré tout, mais qui transcrit fort bien l'évolution importante de cette période, où chacun avec son vécu, ses origines, doit essayer d'y trouver sa place.
Parce que la lecture m'apaise, me procure de nombreuses joies et de multiples bonheurs, j'ai décidé de venir partager avec vous mes recherches, mes émotions, mes réflexions personnelles, ainsi qu'être à votre écoute afin d'échanger nos idées réciproques, sur nos ressentis à propos de nos découvertes littéraires récentes, ou anciennes.
samedi 27 avril 2013
samedi 6 avril 2013
Le prisonnier du ciel
Cet auteur fait partie de mes écrivains contemporains préférés. Il est un conteur avec qui l'histoire est à chaque fois un voyage, et où l'apparence se situe toujours entre le vrai et le faux.
Mon premier livre le concernant, me fut offert par mes enfants, et je reste à ce jour, éblouie par cette découverte. J'ai depuis acquis les oeuvres complètes avec lesquelles je me délecte !
"L'ombre du vent" premier ouvrage du cimetière des livres oubliés, fut vendu à travers le monde à 20 millions d'exemplaires et comme tous, ce roman nous tient en haleine de la première à la dernière page.
"Le prisonnier du ciel" dont je viens vous parler ce jour, est le fil d'un écheveau de romans qui s'entrecroisent autour d'un lieu "le cimetière des des livres oubliés", qui est en fait un sanctuaire de protection où sont entreposés des milliers de livres. Chaque fil de liage nous conduit à un nouveau roman, mais fait partie intégrante d'une histoire entre les différents personnages. Toutefois, il n'est pas indispensable d'effectuer ces lectures dans un ordre précis , chacune peut-être indépendante et solitaire.
Nous sommes en 1957; dans une Barcelone ténébreuse, sombre, mystérieuse, véritable personnage, où nous retrouvons Daniel Sempere, son père, tous deux libraires de leur état, puis Fermin, leur ami, écorché vif par son passé. Nous revivons la guerre civile avec les années clefs du passé de l'Espagne, le fort Montjuic, véritable château de Dracula, endroit sordide où étaient torturés les opposants au régime de Franco. Nous établissons un parallèle avec le Comte de Monté Chriso, revu à notre époque, lors de l'évasion de Fermin. Mais tout n'est pas sordide, le côté magique présent, et l'amour heureusement vient remplir des pages.
Je vous recommande donc tout particulièrement ces oeuvres.
A vos lectures, et à l'écoute de vos avis.
Dans la même série = L'ombre du vent, Le jeu de l'ange, Le prisonnier du ciel
Puis également = Marina
La trilogie (du fantastique) = Le Prince de la brume, Le palais de minuit, Les lumières de septembre
lundi 25 mars 2013
La liste de mes envies
Ce livre est un délice !
Je souhaite partager avec vous mon enthousiasme, car ces pages sont remplies d'humour, d'émotion et de délicatesse. Cependant, je reconnais qu'au début de ma lecture, l'héroine, Jocelyne, Jo pour tous, me semblait être une femme ordinaire. Petite mercière à Arras, mariée à un ouvrier d'usine, 2 enfants avec
les problèmes liés à leur âge respectif, l'amitié des jumelles coiffeuses de leur état, et le monotonie du couple installée, une vie assez morne.
Mais au fil des pages qui se tournent, je m'attache à ce personnage, qui venant de gagner une grosse somme au loto, refuse d'encaisser cet argent, redoutant un changement de vie, qui ne lui apporterait pas le bonheur. Car Jo veut avant tout, conserver son bonheur tel qu'il est, avec ses banalités, ses petitesses, ses souffrances, ses déchirures mais ses nombreuses joies. Son coeur est immense, et elle possède une grandeur d'âme extraordinaire. Dans sa vie, elle a beaucoup souffert, accepté des humiliations, mais elle ne peut pardonner la trahison, car celle-ci transforme alors, le beau en laid.
Il ne s'agit nullement d'un manque d'ambition, mais d'une certaine sagesse, car l'argent ne peut tout acheter.
Nous comprenons son hésitation devant le montant du chèque, car nous avons tous également, un jour ou l'autre, fait une liste de nos envies; la modifiant au fil de jours, recomptant le montant de nos achats rêvés pour qu'ils rentrent dans la somme disponible.
Ce livre se lit très facilement, et parfois l'on pourrait penser qu'il a été écrit par une femme, car le caractère féminin y est fort bien décrypté.
Auteur à suivre.
Alire absolument et me faire part de vos commentaires.
jeudi 28 février 2013
La double vie de la Mouche
Si vous aimez les récits historiques, je vous recommande tout particulièrement, les histoires de cette écrivain. Je l'ai rencontrée lors d'une fête du livre, où j'ai fait l'acquisition de quelques uns de ces ouvrages, et j' eu beaucoup de plaisir à bavarder avec cette charmante dame , qui effectue un travail extraordinaire de recherches, afin de nous faire découvrir la vie des femmes, avec forces détails, sous le règne du roi Soleil.
Suivant les différents livres, nous voisinons avec l'héroïne Marie de Baudry, mouche de la police parisienne, Athénais de Montespan, Françoise de Maintenon, entre autres, mais nous constatons que la vie de certaines femmes, notamment dans des milieux défavorisés fût particulièrement difficile. L'injustice sociale était telle, qu'elle engendrait une forte prostitution afin de survivre, en particulier dans le quartier du Marais, où une faune s'observait, se croisait, se révoltait, frondait. Les mots d'argot utilisés par tout ce beau monde, traduits pour notre écrivain, une jubilation ! A retenir, mais pas à employer couramment !
Ces lectures sont donc très plaisantes et drôles, et nous permettent de redécouvrir où d'apprendre, une foule de détails sur la vie du peuple de cette époque.
Bonne lecture
samedi 9 février 2013
Le journal intime d'un arbre
Cette lecture ne m'a pas enthousiasmée, voire même ennuyée. Pourtant j'aime assez cet auteur, mais les tribulations de Tristan, arbre vieux de 300 ans; ne m'ont pas émue.
Bien qu'aimant également beaucoup les arbres toutes catégories confondues, leurs apparences sveltes, leurs troncs rugueux, leurs aspects parfois ridicules, leurs allures majestueuses, leurs blessures visibles, leurs longs bras aux feuilles tournées vers le ciel afin d'en recueillir tous les bienfaits, je n'ai pas ressentie la magie habituelle.
Malgré une seconde lecture de certains passages, la dernière bûche est restée pour moi, celle qui procure du plaisir en faisant des étincelles tout en brûlant dans une cheminée. Seul éblouissement .
Dommage, car l'avais beaucoup aimé , entra autre, "l'éducation d'une fée", qui est un conte de fée qui se déroule de nos jours.
Bien évidemment, si vous avez lu ce livre, votre avis me sera précieux.
jeudi 10 janvier 2013
La dernière bagnarde
En ce début d'année, je viens avant tout, vous présenter mes voeux les meilleurs. Aussi, afin de contrer la morosité ambiante, je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns ! Avec bien sur, l'accompagnement de bonnes et nombreuses lectures.
Je vais vous parler aujourd'hui, d'un livre que j'ai découvert cet été, qui m'a fortement interpellée.
L'auteure nous conte l'histoire du bagne des femmes en Guyane. Je reconnais n'avoir aucune souvenance de celui-ci dans les pages de notre histoire. Et vous ? Il y eut de nombreux écrits sur le bagne des hommes, mais peu de choses sur celui des femmes, qui pour la majorité d'entre elles étaient de pauvres malheureuses, emprisonnées pour de menus larcins, et très souvent ne savaient pas écrire.
Nous côtoyons ces jeunes femmes, notamment Marie (20 ans), l'autoritaire mère supérieure responsable des détenues, le jeune médecin Romain plein d'illusions et de convictions vite envolées. Le déroulement du voyage sur un navire partant de l'Ile de Ré , pendant 6 semaines pour arriver à St Laurent du Maroni
La traversée en fond de cale, le manque total d'hygiène, le promiscuité, les gémissements, les émeutes, les viols, les révoltes qui se terminent par la résignation.
Pourtant, lorsque les prisonnières découvrent enfin la terre, croyant arriver au paradis du bagne, la joie est de courte durée et le calvaire se poursuit. Sur place, aucun bâtiment n'est prévu pour des femmes, et le désintéressement des autorités est total : ce n'est pas moi, mais l'autre...Leur vie se déroule dans des baraquements de fortune, souffrant de la chaleur humide du jour et du froid la nuit. Autour d'elles, violence des gardiens, convoitise des anciens bagnards.
Des mariages sont prévus entre les divers prisonniers afin de faire peupler cette terre, et là encore que de violence, d'atrocités journalières subies par ces femmes !
Marie, fut la seule survivante de cet enfer, pourtant la date de sa mort est inconnue, elle était encore vivante en 1923, date de fermeture du bagne !
Très bon livre, nous faisant réfléchir en nous ouvrant la porte sur une partie méconnue ou ignorée ? de notre histoire pourtant pas très lointaine.
Je vais vous parler aujourd'hui, d'un livre que j'ai découvert cet été, qui m'a fortement interpellée.
L'auteure nous conte l'histoire du bagne des femmes en Guyane. Je reconnais n'avoir aucune souvenance de celui-ci dans les pages de notre histoire. Et vous ? Il y eut de nombreux écrits sur le bagne des hommes, mais peu de choses sur celui des femmes, qui pour la majorité d'entre elles étaient de pauvres malheureuses, emprisonnées pour de menus larcins, et très souvent ne savaient pas écrire.
Nous côtoyons ces jeunes femmes, notamment Marie (20 ans), l'autoritaire mère supérieure responsable des détenues, le jeune médecin Romain plein d'illusions et de convictions vite envolées. Le déroulement du voyage sur un navire partant de l'Ile de Ré , pendant 6 semaines pour arriver à St Laurent du Maroni
La traversée en fond de cale, le manque total d'hygiène, le promiscuité, les gémissements, les émeutes, les viols, les révoltes qui se terminent par la résignation.
Pourtant, lorsque les prisonnières découvrent enfin la terre, croyant arriver au paradis du bagne, la joie est de courte durée et le calvaire se poursuit. Sur place, aucun bâtiment n'est prévu pour des femmes, et le désintéressement des autorités est total : ce n'est pas moi, mais l'autre...Leur vie se déroule dans des baraquements de fortune, souffrant de la chaleur humide du jour et du froid la nuit. Autour d'elles, violence des gardiens, convoitise des anciens bagnards.
Des mariages sont prévus entre les divers prisonniers afin de faire peupler cette terre, et là encore que de violence, d'atrocités journalières subies par ces femmes !
Marie, fut la seule survivante de cet enfer, pourtant la date de sa mort est inconnue, elle était encore vivante en 1923, date de fermeture du bagne !
Très bon livre, nous faisant réfléchir en nous ouvrant la porte sur une partie méconnue ou ignorée ? de notre histoire pourtant pas très lointaine.
samedi 17 novembre 2012
TOYER
Vous souvenez-vous du capitaine Troy ? Il s'agit d'une série télévisée, diffusée il y a quelques années.
Cet homme fort beau, capitaine d'un magnifique voilier, sillonnait les mers du sud afin de défendre toutes causes périlleuses. Rien ne lui résistait, ni pirates, ni intrigues quelconques, ni bien entendu, belles héroïnes..
J'en fus amoureuse dans mes 15 ans, exactement comme vous !
Et bien cet acteur rêvait d'écrire, et voici donc TOYER.
Ne soyez surtout pas rebutés par les 760 pages de ce thriller, cette lecture va vous aspirer, et vous serez impatients de connaître la suite, bien que rencontrant parfois des passages difficiles.
L'histoire se déroule à Los Angelès, à notre époque, où un meurtrier en série s'attaque à des femmes, mais il ne les tue nullement, se contentant de certains jeux pour les laisser en vie, dans un état de mort cérébrale.
Nous voici donc les témoins des échanges entre Maude neurologue dépressive, Sara jeune journaliste avide de réussite et le joueur. Une multitude de faux-fuyant, d'échappatoire, de chassé-croisé, de poursuite, de coïncidence et enfin de rencontre, car le joueur n'est jamais très éloigné de nos deux héroïnes, qu'il manipule avec brio.
Même après la découverte de son identité, le suspense perdure, car il nous faudra apprendre et comprendre les motivations qu'a cet individu à commettre des actes aussi ignobles.
Si vous n'aimez pas particulièrement les thrillers celui-ci vous plaira très certainement.
Le livre doit être adapté au cinéma prochainement, aussi lisez le vite avant !
Merci pour vos avis ou réflexions ( après lecture )
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