mercredi 7 août 2019

Le baiser de Sophie BROCAS

Cette auteure fut une découverte des plus agréables pour Dorimène, et elle vous encourage fortement à lire ce roman sur un sujet inattendu.
Camille dont le véritable prénom est Vénus, n''a pas le physique correspondant à celui-ci. Aussi, a-t-elle préférée porter son choix sur Camille qui lui correspond davantage. Elle est avocate dans un gros cabinet,  dans lequel son travail est très apprécié ; ses méthodes, ses connaissances du droit, sa rapidité, lui assure un confort financier, mais ne lui apporte pas une satisfaction personnelle.
Un jour, une affaire qui lui parait loufoque lui est proposée par un voisin : trouver le propriétaire d'une tombe sur laquelle est scellée une sculpture d'un couple enlacé, exécutée par Brancusi, artiste d'origine roumaine; située dans le cimetière de Montparnasse.
Stupéfaite par cette demande et récalcitrante, Camille - Vénus se prend bien vite au jeu, et 100 ans après la mort de cette jeune russe exilée qui quitta  son pays en 1910, elle  doit effectuer des recherches sur la vie de celle-ci à  Paris à cette époque, et se pencher sur le droit funéraire qu'elle connait peu. Tania  qui fut accueillie dans sa famille,  poursuivait alors  des études de mèdecine. Elle fit bientôt la connaissance d'un groupe d'artistes de l'époque dont Branchusi dont elle devint la maîtresse et son modèle. Cette vie de bohème lui plût particulièrement, mais fit intervenir une rupture au niveau de sa famille bourgeoise.  Comment est morte Tania, pourquoi, dans quelles conditions  fut elle rejetée ? Qui est son héritier qui désire faire desceller la sculpture de sa tombe ? S'agit-il d'une profanation ?
Avec une énergie grandissante, Camille-Vénus s'investira à fond jusqu'à en faire une affaire personnelle  afin de restituer grandeur et respect à  Tania, jeune femme libre de ses choix.


Ce livre participe également au prix Exbrayat. Donc à suivre.

jeudi 25 juillet 2019

La dernière reine de Philippa GREGORY

Cette auteure que j'aime tout particulièrement, vient une nouvelle fois nous tenir en  haleine. Bien que ses écrits soient des romans, elle effectue de nombreuses recherches sur l'époque où nous découvrons celle ci avec curiosité et admiration, car les détails sont foison mais les événements réels, sur la vie à la cour d'Henri VIII, soit en 1543, roi qu'elle semble bien connaître.
Catherine Parr, jeune veuve par 2 fois, de 31, vit l'amour parfait avec Thomas Seymour, lorsqu'elle est demandée en mariage par Henri VIII roi d'Angleterre, qui est de 2O ans son aîné. Cette jeune femme, vive, sensible, très intelligente et fort cultivée, se voit donc obligée de devenir la 6ème épouse de ce roi repoussant (suite à une blessure il a une jambe puante en putréfaction ) de plus obèse, versatile, tyrannique, qui fit exécuter 2 de ses épouses : Anne Boleyn et Catherine Howard. 
C'est par la voix de la nouvelle reine que nous découvrons sa vie quotidienne à la cour, son courage pour accéder aux exigences royales, pour accepter de porter les robes et bijoux des précédentes épouses, pour faire front  à ses adversaires politiques qui l'accusent d'hérésie. C'est avec détermination qu'elle luttera afin de déjouer son emprisonnement à la tour de Londres, signé par son mari. Elle parvient cependant à créer un semblant de famille, en réunissant autour de son imprévisible mari, les 3 enfants de celui-ci, les princesses Marie et Elisabeth, ainsi que le prince Edouard. 
Avec son style fluide l'auteure nous entraîne dans un tourbillon à travers un magnifique portrait de femme.



A lire ou relire concernant Henri VIII également :  2 soeurs pour un roi 

lundi 8 juillet 2019

Qui a tué l'homme homard de JM ERRE

Margoujols en Lozère, pourrait être un charmant petit village de Lozère. Depuis 7O ans, des rescapés d'un cirque ambulant,  tels que femme à barbe, nain, soeurs siamoises, homme éléphant, s'y sont sédentarisés venant grossir la population. Or l'un de ces "monstres", Joseph Zimm, alias  l'homme homard, vient d' être sauvagement assassiné.
L'enquête est confiée à l'adjudant Pascalini accompagné de son stagiaire. Julie, fille du maire, est paraplégique, et ne peut communique qu'avec l'aide son ordinateur par un doigt unique. Pourtant, comme elle rêve d'écrire un  polar, elle se mêle à l'enquête, nous donne les détails des investigations avec impertinence et un humour particulier qui n'appartient qu'à elle ! Les meurtres se multiplient tandis que les secrets profondément enfouis se propagent dans un climat loufoque et cocasse.
Détente assurée lors de cette lecture. Ce livre participe au prix Exbrayat.

dimanche 23 juin 2019

Les 7 mariages d'Edgar et Ludmilla de JC RUFFIN

La lecture de ce roman est un très agréable moment. Ce cher auteur, médecin-diplomate-académicien, nous entraîne avec son style élégant, leste, dans une histoire loufoque, rocambolesque, afin de nous conter "les vies" de ce couple tumultueux. Pour cela, il s'inspire en partie de sa vie intime , puisqu'il épousât  lui-même plusieurs fois sa seconde épouse. (Toutefois, pas 7 fois!)
Nous parcourons la Russie, l'Amérique, l'Afrique, à la suite de ces 2 êtres d'exception; nous vivons leurs différents mariages dans parfois des lieux très insolites, même sordides, mais aussi grandioses comme dans une magnifique cathédrale. Pour eux, rien n'est impossible. Si l'argent et la gloire les ont quelquefois transformés au cours des ans, il n'en reste pas moins qu'ils connurent un parcours hors du commun avec un amour indescriptible !
Leurs ruptures diverses parfois dramatiques, quelquefois drôles, leurs retrouvailles tantôt provoquées où  imprévisibles s'enchaînent naturellement. Nous restons pantois !
Lecture plaisante dans un français qui nous fait rêver. 

  

mardi 4 juin 2019

Le jardin des délices de Michèle BERARD

Ce livre est une petite merveille ! La découverte de cette auteure est une révélation : mots bien choisis, bien  placés, descriptions riches, pleines de fraicheur d'où se dégage une sérénité.
Garance et Iris cultivent ce jardin  des délices  dans la région du Forez, avec amour et dévouements, joies multiples et partagées,  dans une douce quiétude. Pourtant, brutalement, un crime vient déchirer cet atmosphère tranquille, dans  lequel seul un épouvantail est témoin. Pourquoi une telle mise en scène  aussi diabolique ? Cet homme, connu de tous, était une personnalité importante du village. pourquoi une telle haine, s'agit-il d'une vengeance ? le fait qu'il soit égorgé représente-t-il un crime rituel ? Que de questions qu'il faudra élucider une à une, avant le dénouement, afin que le jardin des délices retrouve sa paix initiale.
Très bon moment que Dorimène tient à partager avec le plus  grand nombre d'entre vous.

mercredi 29 mai 2019

Libre d'aimer d'Olivier MERLE

C'est avec plaisir que j'ai découvert le dernier roman de cet auteur, pour qui j'éprouve une certaine admiration. Pourtant après lecture, je ne fus pas enthousiasmée par ce roman. 
Il s'agit d'une histoire d'amour entre 2 femmes, dans les années 1942. Esther est juive, elle a 20 ans lorsque ses parents sont arrêtés puis déportés. En errant dans les rues de Paris, elle rencontre une femme plus âgée qu'elle, belle, élégante, qui semble épargnée par la guerre. Cette dernière  Madame Dorval, lui propose un emploi de femme de chambre. Esther accepte et la vie quotidienne dans l'appartement bourgeois lui permet d'observer sa patronne passée de la coupe d'un père à celle d'un mari. Les femmes étant à cette époque sous l'emprise totale des hommes. Toutefois, Madame Dorval mène une vie libre, assez mystérieuse. Une connivence lie bientôt les 2 femmes et semble se transformer en amour. Elles doivent cependant affronter la violence du mari, le désaccord de la famille,  ainsi que le regard de la société de l'époque, Où l'homosexualité était tabou, même interdite.
Je ne fus pas convaincue par la sincérité de l'amour de Madame Dorval, qui persiste à se rendre dans des cabarets glauques, seule, afin de rencontrer des femmes qui se prostituent, l'amour véritable peut il inclure des moeurs libérales ? Je ne puis m'y résoudre.
Je me suis donc un peu ennuyée lors de cette lecture dans laquelle je ne suis pas parvenue à entrer  Dommage.

jeudi 9 mai 2019

Les gratitudes de Delphine de VIGAN

Après les loyautés, l'auteure fouille  une nouvelle fois dans les sentiments intimes, que nous oublions assez facilement dans notre vie courante.
Michka est une vieille dame, douce, cultivée, mais malheureusement sa mémoire s'évapore. Même les mots deviennent des étrangers et se transforment avant de sortir de sa bouche. Bien sur il y a Marie, sa voisine, connue petite fille, qui lutte avec elle jusqu'à la porter, dont l'affection est sans limite car sa reconnaissance est grande envers elle. Mais la vieillesse est entrée sournoisement dans la vie de Michka avant de la pulvériser.
Elle doit donc quitter sa vie quotidienne, afin d'entrer dans une résidence où la vie lui semble difficile car elle se sent persécutée et souffre sans comprendre. Jérôme l'orthophoniste s'attache à cette personne et tente de l'aider avec ses moyens. Malgré cela, le naufrage aura lieu.
Une de nos amies, écrivaine, Nicole Voilhes, mentionne dans l'un de ses livres "vieillir c'est renoncer".
A l'époque, j'avais noté cette phrase car j'en fus attristée. J'en comprends à présent tout le sens.
Magnifique livre sur  la fin de vie, la dette morale, d'une grande sensibilité et très émouvant.
A partir de ce jour, nous allons multiplier les mercis autour de nous.
Nous commençons de suite : merci Dorimène.